Oubliez les résolutions. En 2019, vous devez poser des questions

J’ai une relation amour-haine avec mon anniversaire. Lorsque ma mère était sur le point d’accoucher, le médecin a demandé à mon père s’il voulait un bébé du Nouvel An ou un allégement fiscal. Il a choisi l’allégement fiscal et aujourd’hui mon anniversaire – qui est le 31 décembre – s’inscrit toujours un peu dans les célébrations du Nouvel An. Comme mon anniversaire tombe durant la période des Fêtes, les membres de ma famille profitent des soldes de l’Après-Noël pour acheter mes cadeaux, alors que je paie le plein prix pour les leurs. Mais cette date de naissance me donne également toute la motivation dont j’ai besoin pour faire un travail d’introspection. Est-ce que je prends des résolutions? Absolument pas! J’aborde toutefois la nouvelle année en faisant une liste de questions auxquelles je m’engage à répondre au cours des 12 mois suivants.

Novembre était le Mois de la littératie financière, mais la littératie financière est indispensable tout au long de l’année. La clé, à mon avis, c’est de poser des questions. Et si vous faites appel à un conseiller en placement professionnel, vous avez la possibilité d’obtenir facilement des réponses à vos questions. Alors, quelles questions devriez-vous poser au cours de la prochaine année? Voici quelques suggestions :

  1. Est-ce que je devrais examiner mon portefeuille? Oui! Bien que les rendements soient importants, ils ne sont pas le seul aspect sur lequel il faut mettre l’accent. Demandez à votre conseiller de vous parler des placements qui ont présenté un risque plus important que prévu l’année dernière, et de vous expliquer l’incidence des frais et des coûts associés aux placements sur les rendements.
  2. Mes objectifs de placement et ma tolérance au risque ont-ils changé au cours de la dernière année? Votre situation financière personnelle et votre emploi ont peut-être changé. Avez-vous déménagé? Vous êtes-vous endetté davantage ou avez-vous réduit votre endettement? Votre famille s’est-elle agrandie? Vous êtes-vous marié? Avez-vous divorcé? Avez-vous pris votre retraite? Tous ces facteurs peuvent avoir une incidence sur vos objectifs et votre tolérance au risque, et vous devez informer votre conseiller de tout changement.
  3. Est-ce que j’ai un budget ou un plan – et est-ce que je suis toujours en mesure de le respecter? Votre plan prévoit-il le remboursement de vos dettes ou l’accumulation d’une épargne? Profitez-vous de l’argent que vous avez économisé en ayant réduit vos dettes au cours de la dernière année? Pourriez-vous utiliser ces économies pour réduire d’autres dettes ou accroître votre épargne? Votre fonds d’urgence suffit-il pour couvrir, en général, de trois à six mois de dépenses?
  4. Est-ce que j’ai versé des cotisations à un REER? Oui, même avant la fin de l’année. En cotisant à votre REER, vous pouvez réduire votre taux d’imposition ou l’impôt que vous aurez à payer, ou maximiser votre remboursement d’impôt – et des outils existent pour vous aider dans vos calculs. Qu’en est-il des cotisations mensuelles au REER? C’est un moyen judicieux d’échelonner des cotisations plus petites tout au long de l’année, plutôt que de vous précipiter au début du Nouvel An.
  5. Est-ce que je fais des dons? Le 27 novembre avait lieu le Mardi je donne, mais vous pouvez faire des actes de philanthropie tout au long de l’année. En élaborant un plan en début d’année, vous pourrez tirer pleinement profit des déductions fiscales liées aux dons et vous aiderez vos organismes de bienfaisance préférés à mener à bien leurs propres plans.
  6. Est-ce que j’ai un testament? Trop souvent, nous nommons des membres de la famille ou des amis à titre de liquidateurs, sans les informer de nos dernières volontés. Votre liquidateur est-il toujours apte et prêt à assumer ce rôle? Avez-vous toujours des tuteurs désignés pour vos enfants mineurs, même si vous venez tout juste de célébrer la naissance du troisième enfant de votre cadet? Vous avez là, de toute évidence, une occasion de réévaluer votre testament et votre plan successoral. Les procurations tombent souvent dans l’oubli. La personne que vous avez désignée comme mandataire pour vos soins de santé a-t-elle déménagé loin de chez vous depuis? Peut-elle porter cette responsabilité si vous êtes frappé d’une invalidité? Qu’en est-il de votre procuration relative aux biens? Si vous avez nommé votre enfant adulte à titre de mandataire, lui avez-vous expliqué comment vous avez structuré vos affaires financières? Vos mandataires sauraient-ils même où trouver vos documents pour agir en votre nom?

Quelles autres questions devez-vous poser cette année? Quelles informations devez-vous recueillir et réunir par vous-même ou par l’intermédiaire d’un conseiller professionnel? Quel objectif souhaitez-vous atteindre pour changer votre situation financière, soit en vue de la prochaine année ou de la prochaine étape de votre vie? Nous sommes en décembre; le moment est propice pour penser à l’avenir et prendre des décisions plus éclairées et fondées sur des objectifs qui accroîtront votre confiance – maintenant et plus tard.

John Tabet est conseiller en placement principal chez iA Valeurs mobilières. Les opinions exprimées dans le présent document sont celles de M. Tabet. Elles peuvent ne pas correspondre aux opinions et aux valeurs d’iA Valeurs mobilières ou de ses sociétés affiliées. iA Valeurs mobilières une marque de commerce et un autre nom sous lequel l’Industrielle Alliance Valeurs mobilières inc. exerce ses activités. Industrielle Alliance Valeurs mobilières inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières.